 LA COGENERATION |
Micro co génération à gaz
• Définition de la cogénération.
• Quels sont les intérets de la cogénération ?
• Les 2 familles de microcogénération.
• Une nouvelle chaudière à micro cogénération : la chaudière électrogène.
• Définition de la micro cogénération.
• La microcogénération à gaz.
• La microcogénération.
• Tous les fabriquants s'apprêtent à commercialiser leur chaudière électrogène.
• L'offre industrielle des éco-cogénérateurs à moteur Stirling.
• Le moteur Stirling.
• Exemples de chaudières électrogènes (éco-générateurs).
• Le prix de revient de la chaudière électrogène.
• Les avantages de la microcogénération.
• Les inconvénients de la microcogénération.
• L'écogénérateur est-il adapté aux bâtiments à énergie positive ?
• Les sources.
• Les prochaines étapes et l'avenir de la microcogénération.
• Les liens.
INTRODUCTION:
Un nouveau type de chauffage performant a été mis au point pour l'habitat résidentiel, la microcogénération (appelée également chaudière électrogène ou écocogénérateur) intègre un moteur Stirling dans une chaudière à gaz à condensation afin de produire directement de l'électricité. Le ratio actuel est égal à 1 pour l'électricité et à 6 pour la production de chaleur. Les avantages du moteur Stirling sont connus : combustion externe à piston, en continu, absence de pollution, faible émission de bruit et vibrations limitées suivant un cycle à 4 temps : compression du gaz froid, transfert vers le côté chaud, détente du gaz chaud et transfert vers le côté froid.
Définition de la cogénération :
Procédé consistant à produire en même temps et dans la même installation de l'énergie thermique (chaleur) et de l'énergie mécanique. L'énergie thermique est utilisée pour le chauffage et la production d'eau chaude à l'aide d'un dispositif (échangeur). L'énergie mécanique est transformée en énergie électrique grâce à un alternateur (dynamo). Elle est ensuite revendue à EDF ou consommée par l'installation. Cette source d'énergie faisant fonctionner une turbine ou un moteur. Voir article sur la cogénération.
Quels sont les intérêts de la cogénération ?
La chaudière à condensation est devenue aujourd'hui le standard, le cap est donc mis sur des techniques propres à augmenter les aspects rendement et confort. Ainsi, l'application domestique de la cogénération, avec la chaudière électrogène appelée également écogénérateur ou microcogénération, va permettre au client d'être à la fois consommateur et producteur d'électricité.
Les besoins thermiques des logements pour leur confort d'hiver vont diminuer dans les prochaines années. Ils sont en effet plus ou moins stabilisés pour l'eau chaude sanitaire et plutôt en légère croissance en ce qui concerne les usages électriques. D'après les études faites par les fabricants et les fournisseurs d'énergie les besoins en ECS (Eau Chaude Sanitaire) d'une famille ne varient pas beaucoup et restent stables (utilisation des douches et baisse de l'usage des bains)
En revanche, ceux en électricité vont augmenter du fait, notamment, de la domotique, des équipements informatiques et multimédias...). Les exigences réglementaires exprimées en particulier par le label BBC concrétisent cette tendance en résidentiel.
Bénéfice environnemental :
La cogénération produit simultanément de l'électricité et de la chaleur de façon délocalisée avec un très bon rendement et avec un bonus environnemental qui se caractérise par une réduction notable des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES), il convient de comparer la cogénération aux moyens de production d'électricité qu'elle remplace. Les centrales thermiques à charbon représentent le moyen de production le plus pénalisant en terme de rendement (rendement moyen de 37 %), d'émission de GES et assurent environ 20 % de la production d'électricité en Europe, la cogénération se substitue à ces centrales thermiques à charbon présentant un gain direct de 35 %. La Commission Européenne DG TREN chiffre les émissions de CO2 à 500 g/kWh.
Économies de réseau
La cogénération de par son caractère décentralisé, peut s'implanter dans les zones géographiques où coexistent des besoins d'électricité et de chaleur (hôpitaux-cliniques-centres urbains – zones industrielles –) tout en permettant d'éviter les pertes en ligne. L'économie supplémentaire d'énergie primaire (en plus des 35 % mentionnés ci-dessus) dépend de la tension de raccordement : 2,5 % en HTB (à partir de 63 Kvolts) 4% en HTA (20 Kvolts) 7 % en basse tension (400 Volts)
L'économie globale d'énergie primaire de la cogénération par rapport aux centrales thermiques classiques est donc voisine de 40 % tout en incluant les pertes réseau.
Quel que soit le mode contractuel d'approvisionnement d'un site (par EDF à partir de centrales nucléaires ou par des producteurs alimentant des clients éligibles à partir de moyens de production situés au-delà des frontières), le flux physique d'électrons se fait toujours entre la cogénération et les sites consommateurs situés dans son voisinage immédiat selon les lois électriques de KIRCHOFF.
En résumé, la cogénération permet :
— Une réduction des pertes en ligne mentionnées ci-dessus — Des économies en matière de renforcement de réseau — Une diminution des congestions aux frontières ou dans des zones peu ou mal desservies ( ouest de la France, région niçoise, région parisienne, etc.).
Sécurisation de l'alimentation électrique
Les industriels qui exploitent des sites classés SEVESO sont particulièrement sensibles à la continuité absolue de leur alimentation électrique trouvent dans la cogénération la sécurisation de l'alimentation électrique de leur site.. Les coupures du réseau électrique géré par RTE et GRD bien que rares existent. Gestion locale de l'énergie
Le nouveau système contractuel mis en place par les pouvoirs publics suite à la loi électricité de février 2000 encourage en effet tout particulièrement, par la prime « Ep » liée à l'efficacité énergétique, des économies importantes d'énergie primaire. La cogénération permet alors la gestion locale des différents vecteurs énergétiques (gaz, électricité, eau chaude et vapeur) dans un souci d'optimisation énergétique et environnementale.L'implantation de cogénération mobilise tous les acteurs énergétiques locaux (collectivités locales, ingénieries, industriels, etc.) Titre cogénération Les 2 familles de microcogénération
La microcogénération se divise en deux familles : la pile à combustible, qui n'est pas encore considérée comme mature en termes de coûts et de durée de fonctionnement,
la chaudière électrogène à moteur Stirling qui constitue le marché le plus mature : elle génère 1 kWe pour 14 ou 28 (3), couvrant ainsi 100 % du chauffage et de l'eau chaude sanitaire et une partie des besoins en électricité d'un habitat standard.
Une nouvelle chaudière à micro cogénération :
la chaudière électrogène ou éco générateur
Les chaudières électrogènes font l'objet d'un programme de recherche soutenu par GDF SUEZ et un consortium d'industriels. Les chaudières électrogènes porteront probablement le terme d'écogénérateur lors de leur apparition pour le grand public, constitueront l'une des solutions énergétiques du logement du futur. Elles compléteront la gamme des techniques performantes déjà disponibles, telles que la condensation, les pompes à chaleur et les systèmes solaires.
La chaudière à condensation électrogène, va être commercialisée sur le marché Français après avoir été testée dans plusieurs pays dont les Pays-Bas. Cette chaudière à condensation électrogène est capable de chauffer l'eau et le logement, mais aussi de produire de l'électricité pouvant être utilisée dans l'habitation ou vendue à EDF (0.080/kWh).
La chaudière à condensation électrogène s'appuie sur la technique de « microcogénération », une application domestique déjà utilisée dans l'industrie et le tertiaire (hôpitaux, etc.), qui brûle du gaz, du fioul ou du bois pour produire, d'une part de la chaleur, d'autre part de l'électricité, et cela, avec un très bon rendement.
Les chaudières du troisième type :
les chaudières électrogènes (ou éco générateur).
Les chaudières du troisième type, les chaudières électrogènes font leur apparition sur le marché français, elles existent déjà sur d'autres continents (Australie, États-Unis, etc.), mais pour des raisons obscures leur commercialisation était retardée. La combustion du gaz qui habituellement chauffe le logement et fournit l'eau chaude produit une partie de l'énergie qui est convertie en électricité, celle-ci est soit utilisée pour les besoins électroménagers de l'habitation, soit revendue au réseau de distribution public ou privé.
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Sur le schéma ci-dessus, le combustible est du gaz naturel, la combinaison des avantages d'une cogénération permet d'atteindre un rendement global (électricité + chaleur) de 80 à 90 %. Schéma ACQUALYS ® L'utilisation d'une unité de cogénération permet donc :
une économie d'énergie primaire de l'ordre de 20 % une réduction importante de la facture énergétique globale une réduction des émissions de gaz à effet de serre (15 à 30 % de CO2) une prévention contre les coupures d'alimentation électrique
En récupérant l'énergie thermique perdue d'ordinaire lors de la production d'énergie électrique, la cogénération met à disposition les deux produits – chaleur et électricité – avec un rendement global nettement plus élevé que celui résultant de filières séparées.
A partir d'une énergie combustible (gaz naturel) de 100 kWh (PCI), une cogénération optimisée fournit :
35 kWh électrique, 50 kWh thermique sous forme d'eau chaude ou de vapeur ce qui correspond à un rendement global de 85%.
Pour fournir les mêmes quantités d'énergies électrique et mécanique, un système de production conventionnel comportant une centrale thermique à charbon de 37% de rendement et une chaudière de 90% de rendement, consomme 150 kWh.
La micro cogénération :
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| Ci-dessus, ce microcogénérateur est actionné par un moteur endothermique au gaz (gaz naturel ou GPL). Il s'agit d'un moteur à quatre temps, de 3 cylindres de 952cm, refroidi à l'eau. Ce microcogénérateur récupère la chaleur des gaz d'échappement et celle dissipée par le moteur : la puissance thermique disponible est de 11,7 kW, correspondant à un débit d'eau de 33.5 l/minute à une température de 60 à 65 °C.
L'eau chaude produite, stockée en ballon, peut être utilisée pour diverses applications : eau chaude sanitaire, chauffage de bâtiment, applications industrielles, etc.…
Ce microcogénérateur produit de l'électricité grâce à un générateur synchrone à 16 pôles. Il est équipé de dispositifs de sécurité permettant le contrôle actif du courant produit. La puissance électrique produite varie automatiquement de 0.3 à 6 kW selon les besoins de l'utilisateur. L'électricité produite par le microcogénérateur peut être soit autoconsommée, soit réinjectée sur le réseau de distribution. En cas de panne de secteur, le microcogénérateur peut prendre le relais du réseau public.
Prenons l'exemple d'un microcogénérateur alimenté au gaz naturel. Le moteur entraîne un alternateur qui transforme l'énergie mécanique en électricité. Ce faisant, le moteur produit de la chaleur, laquelle est généralement perdue. Dans un microcogénérateur, la chaleur contenue dans l'eau de refroidissement, l'huile de lubrification, et les gaz d'échappement est récupérée par des échangeurs thermiques, et peut être utilisée pour le chauffage ou la production d'eau chaude sanitaire.
Une unité de micro-cogénération permet donc de satisfaire simultanément les besoins en chauffage, eau chaude sanitaire et électricité.
En règle générale, ce sont les besoins de chaleur qui déterminent le régime de fonctionnement de la machine ; l'électricité produite est consommée directement par les appareils électriques en fonctionnement, le surplus étant revendu au réseau de distribution. Afin de découpler la demande et la production de chaleur, l'eau chaude produite par le microcogénérateur doit être stockée dans un réservoir tampon. En cas de nécessité, le microcogénérateur peut fonctionner en mode opératoire « Priorité à l'électricité ». Cette fonctionnalité est particulièrement intéressante pour les centres informatiques, hospitaliers, et autres centres névralgiques en vue de parer à une éventuelle coupure du réseau public d'électricité. (Source ACQUALYS)
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| Schéma ci-dessus : dans ce logement, un système abordable et suffisamment silencieux a été conçu pour un usage domestique c'est la micro-cogénération. C'est la cogénération de faible puissance adaptée aux secteurs de l'habitat et du tertiaire. Elle est en grande partie composée aujourd'hui par les moteurs à gaz.
Tous les fabricants de chauffage s'apprêtent à commercialiser leur chaudière électrogène :
Destiné au territoire français, deux consortiums du chauffage développent chacun un moteur Stirling d'un kilowattheure adapté à des chaudières à condensation appelées chaudières électrogènes. Le principe est le même : l'adoption d'un moteur Stirling à piston libre, incorporé à la chaudière électrogène.
Le groupe Baxi (Chappée, Idéal Standard), Remeha (De Dietrich), Viessmann et Vaillant. Le moteur d'Infinia (États-Unis) développé conjointement par Bosch, MTS (Chaffoteaux, Ariston, etc.), Enatec (Hollande) et Rinnai (Japon).
L'offre industrielle est en cours d'établissement :
Courant 2010-2011 des chaudières murales à gaz naturel et propane équipées de moteurs stirling à pistons libres seront disponibles sur le marché Français avec une puissance de 1 KW électrique, pratiquement toutes ces marques sont équipées du moteur stirling Microgen (marques différentes) à l'exception du modèle Whispergen équipé d'un moteur stirling type SIEMENS double effet (ou double action) soit 4 pistons au lieu de 2.
Whispergen (chaudière au sol 1KWe 14 KWth) sortie prévue en 2011
De Dietrich (chaudière murale 1KWe 28 KWth) sortie prévue en 2011/2012
Vaillant (chaudière murale 1KWe 28 KWth) sortie prévue en 2011/2012
MTS (chaudière murale 1KWe 28 KWth) sortie prévue en 2011/2012 Viessmann (chaudière au sol 1KWe 24 KWth) sortie prévue en 2011/2012
Groupe BAXI (chaudière murale 1KWe 27 KWth) sortie prévue en 2011/2012
Budérus (chaudière au sol 1KWe 24 KWth) sortie prévue en 2012
Le moteur Stirling (Source ACQUALYS)
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| Principe
Le moteur Stirling est un moteur à air chaud dans lequel le mouvement du piston est obtenu par échauffement et refroidissement d'un gaz captif sous pression. En pratique, ce gaz est de l'air, de l'hydrogène ou de l'hélium. Le principe du moteur Stirling est très ancien mais la mise en œuvre industrielle, notamment en cogénération biomasse, est beaucoup plus récente.
Dans sa version la plus simple, le moteur Stirling comprend un cylindre renfermant un fluide de travail et un piston récupérant l'énergie mécanique. Le cycle thermodynamique du moteur comprend 4 phases élémentaires :
Phase 1 : Chauffage isochore (à volume constant). La pression et la température augmentent pendant cette phase. Phase 2 : Détente isotherme (à température constante). Le volume du fluide augmente, tandis que la pression diminue. C'est pendant cette phase que le travail est produit. Phase 3 : Refroidissement isochore. La température et la pression diminuent pendant cette phase. Phase 4 : Compression isotherme au cours de laquelle la pression augmente. Cette phase est consommatrice d'énergie.
Ci-dessus, le moteur Stirling produit l'électricité conjointement au chauffage et à la production d'eau chaude sanitaire.
Le moteur Stirling a été inventé en 1816 par un pasteur écossais Robert Stirling. Le brevet fut déposé le 27 septembre 1816 et fut effectif le 20 janvier 1817.
Le moteur est constitué d'une chambre étanche renfermant un gaz. En se dilatant sous l'effet de la chaleur, ce gaz sous pression (hélium pour De Dietrich) pousse un piston. Lorsque la chaleur dégagée est évacuée par un échangeur (et récupérée), le piston revient à sa position initiale et le cycle reprend indéfiniment. Ce mouvement mécanique peut ensuite être utilisé de diverses façons pour produire électricité.
Un marché de très petites turbines et de moteurs Stirling (le moteur Stirling est un moteur à combustion externe — la chaleur est transportée via un fluide à l'extérieur du moteur pour être transformée en énergie secondaire - au rendement élevé, qui peut produire à petite échelle de l'électricité et de la chaleur) apparaît actuellement pour les secteurs industriels, tertiaires et résidentiels. Leur puissance oscille entre 5 kW et 250 kW.
Ces microturbines peuvent être alimentées par des combustibles de nature très différente : gaz de déchets, gaz de réseau, biogaz (issu de la méthanisation), GPL, gaz naturel. Ce sont de très petites unités de production qui commencent à être rentables : plusieurs entreprises proposent en effet des unités de micro-cogénération adaptées, à l'habitat (exemple : Climate Energy, Whispergen). Chaudière à condensation intégrant un système de micro-cogénération permettant de produire chaleur et électricité. Unité compacte dotée d'un moteur Stirling à combustion externe par brûleur gaz, aux performances élevées : puissance électrique de 1 kW et thermique de 4,8 kW. Puissance de la chaudière à condensation de 24 kW en chauffage et de 28 kW en production d'eau chaude. Autonome en cas de panne de courant. (Source ACQUALYS)
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| Photos ci-dessus, 2 chaudières électrogènes destinées au marché du chauffage domestique.
Exemples de chaudière électrogène (éco générateur). Dimensions (h x l x p) : 90 x 45 x 42 cm. Puissance chaudière à condensation : 24 kW (chauffage), 28 kW (ECS). Puissance moteur Stirling : 1 kWe (électrique), 4,8 kWth (thermique). Rendement : 107 %. Émission de Nox : < 70 mg/kWh. Niveau acoustique : < 43 dB(A) Titre micro cogénération Le prix de revient de la microcogénération :
Le fabricant De Dietrich a commercialisé fin 2009 aux Pays Bas, une chaudière murale à condensation « électrogène » de 28kWth. Cette chaudière électrogène est constituée de deux brûleurs, un pour le petit moteur Stirling de 5 kWth et de 1 kWe, et un second pour le corps de chauffe de 23 kWth complémentaires. Lorsque les besoins de chaleur sont faibles, seul le moteur Stirling fonctionne, avec ballon de stockage associé, car ce type de moteur n'est pas adapté à la fourniture instantanée d'eau chaude. De Dietrich annonce une durée de vie de 50000 heures pour son moteur Stirling soit, à raison de 2000 à 3000 heures de fonctionnement annuel, 16 à 25 ans de vie pour sa chaudière électrogène. Les tests déjà réalisés indiquent une production électrique annuelle de 2 300 à 2 400 kWh, pour une consommation supplémentaire d'autant de kWh gaz.
Malgré un coût initial de début de commercialisation supérieur à celui d'une chaudière à condensation simple, les micro-CHP permettent aux utilisateurs d'épargner jusqu'à 600 € sur leur facture annuelle d'électricité( le surcoût par rapport à une chaudière est d'environ de 300 euros (pose d'un deuxième compteur). La chaudière auto produit pour la consommation du logement à un tarif économique : la réduction sur la facture globale gaz + électricité est de 30 % est estimée par GDF-SUEZ entre 500 et 600 euros. Le haut rendement d'une telle installation aura un impact positif sur l'environnement (Économie réalisée d'une tonne de CO2 par an).
La microcogénération couvre 50 à 80 % des besoins électriques d'un logement, ainsi que 100 % des besoins en chauffage et ECS, son rendement global est de 107 %. Deux brûleurs différents modulent la puissance ajoutant ainsi une grande souplesse : le brûleur à condensation peut faire varier la puissance à 24 kW en chauffage et 28 kW en ECS.
Les avantages de la microcogénération.
Un kilowattheure produit par du bois énergie produit 13 grammes de CO2, un Kilowattheure de gaz libère 234 g de CO2. L'électricité fournie en hiver pour le chauffage par le réseau national a un contenu carbone très élevé : 500 à 600 g de CO2 par kWe.(kWe pour kilowattheure électrique et kWth pour kilowattheure thermique). Le bilan carbone hivernal de l'électricité est mauvais, car le fonctionnement de centrales thermiques polluantes au gaz, fioul ou charbon, permettant de répondre, pendant les vagues de froid, aux appels de puissance dus au chauffage électrique (30 % du chauffage en France) pollue énormément.
Aussi produire pendant cette période électricité et chaleur avec une chaudière électrogène très performante est très intéressant. D'autant que le gaz offre une souplesse d'utilisation appréciable en milieu urbain, où le stockage du bois est un inconvénient et la pollution atmosphérique due à la fumée de la combustion du bois un polluant supplémentaire.
Des intérêts financiers pour l'usager : L'électricité exportée est revendue au prix du kWh hors taxe du tarif Bleu réglementé (il faut noter que le tarif étant de 8 centimes d'€uros en revente, si celui de l'achat du kWh est de 11 d'€uros, il est préférable de l'autoconsommer).
Système très silencieux et d'une longue durée de vie.
Le système a une très bonne performance énergétique : par exemple avec l'utilisation du gaz naturel, les rendements sont au maximum des performances de la condensation. Production de chaleur et de l'électricité avec un rendement global tout aussi bon (107 %)
Une centrale électrique et une production de chaleur par chaudière basse température produiront 143 kWhep avec 63 kWhep de pertes, la micro-cogénération produira 100 kWhep avec une perte de 4 kWhep
La production d'électricité se fait de façon décentralisée et cette offre est un bon recours en cas de rupture de courant par mauvais temps ou aléas climatiques. La cogénération, utilisée à la place des centrales au fioul ou au charbon, évite une partie de l'émission des polluants dans l'atmosphère et permet de limiter les émissions de gaz à effet de serre. Réduction d'environ 1 tonne de CO2 par an pour une maison moyenne.
La cogénération permet une production décentralisée d'énergie qui peut éviter des lignes électriques supplémentaires.
Unités compactes (voir photos) produisant chaleur et électricité pour le résidentiel tertiaire.
Économie d'énergie primaire d'environ 20 % par rapport à des filières séparées produisant les mêmes énergies. (Cas d'une chaudière électrogène à moteur Stirling).
Installation et maintenance identique à celle d'une chaudière à gaz à condensation.
La seule différence avec la chaudière classique est la pose d'une ligne supplémentaire et d'un compteur adapté. Un plombier-chauffagiste formé à cette technique n'aura donc pas de problème pour la pose.
Module d'installation monobloc Plug & Play. Installation et raccordement identique à celle d'une chaudière (le raccordement se fait sur un tableau électrique, le compteur d'injection étant optionnel). Panel de produits en cours de finalisation chez les fabricants et constructeurs actuels de chaudières avec des puissances comprises entre 8 et 28 kWh thermique et 1 et 9.5 kWh d'énergie électrique.
L'utilisation de ces chaudières génère une économie de 10 à 15 % sur la facture énergétique globale. Économie sur la facture énergétique globale du logement due à la réduction liée à l'autoconsommation d'électricité et éventuellement à la revente d'électricité au réseau.
La maintenance est limitée à la partie chaudière, car pour le moteur Stirling celui-ci étant scellé, il n'en exige aucune (pas d'encrassement ou de lubrification nécessaire). Commercialisation de ces nouveaux produits à partir de 2010 pour les marques précurseurs puis 2011 pour les marques déjà présentes dans le domaine des générateurs de chauffage (fabricants de chaudières gaz).
Produit valorisé par la future Réglementation Thermique 2012. Les économies en énergie primaire sont supérieures de 20 % par rapport à une chaudière à condensation : une façon aisée pour atteindre le label BBC.
Le retour sur investissement est évalué à moins de 5 ans.
Les inconvénients de la microcogénération
La vapeur, l'électricité ou la chaleur produite ne sont ni stockables ni transportables.
Le bruit généré (cogénération) demande encore des efforts de la part des constructeurs.
L' investissement élevé (cogénération) actuel la réserve à de grosses unités.
Le côut des écogénérateurs (microcogénération) n'est pas défini mais devrait être élevé par rapport à une chaudière à condensation + 30% pour un modèle moyen. Une chaudière de marque Whispergnen AC produisant 1 kwh électrique coûte environ 12500 €ht Le matériel est au stade de début de commercialisation.
La production électrique pour des chaudières gaz est faible.
La microcogénération ou chaudières électrogènes à gaz fonctionnent au gaz naturel.
Le choix technologique avancé de ces unités de micro cogénération ne doit pas faire oublier qu'avant d'utiliser un système de chauffe, il est primordial de bien s'assurer du respect de normes qualitatives du bâtiment (orientation cardinale, exposition, choix des matériaux de construction, isolation, etc.)
L'écogénérateur est-il adapté à la conception des bâtiments à énergie positive ?
Il est impossible actuellement de cerner la place de cette technologie dans les bâtiments à énergie positive. La raison est double. D'une part, les travaux de recherche ne sont pas terminés (caractérisation et tests de robustesse de la machine, stabilité en charge, mesure des performances sur leur plage de modulation et enfin les rendements à 30 et 100% de charge ainsi que ses pertes à l'arrêt modifications techniques pour une bonne adaptation au marché français, etc...) et d'autre part, le label ou norme « BEPOS » n'est pas encore très précisément défini.
S'il s'agit, à partir d'un logement très performant (BBC à minima) d'associer de la production décentralisée d'énergie électrique dans un but d'autoconsommation, la chaudière électrogène (ou écogérateur) devrait permettre de répondre à ce type d'exigence.
La production décentralisée et l'autoconsommation seraient justement valorisées, tout en permettant, dans un deuxième temps, l'association avec une ou plusieurs sources d'énergie renouvelable.
Cogénération et émissions de CO2, les cahiers du CLIP N.º 15, 2004. Institut du développement durable et des relations internationales. (IDDRI). Les prochaines étapes et l'avenir de la microcogénération
Une prochaine révolution se fera dans le secteur de la pile à combustible. Au niveau du gaz : la micro-cogénération fonctionnera grâce à une pile à combustible. Le principe : les molécules de gaz sont scindées, ce qui produit de l'électricité. L'hydrogène du gaz est récupéré, produisant en association avec l'oxygène de l'air, de la vapeur d'eau dont la chaleur vient ensuite alimenter les réseaux d'eau chaude sanitaire et de chauffage. Une seule installation suffira pour alimenter tout le bâtiment en énergie. Ci-dessous, le schéma indiquant l'évolution du matériel pour les années futures.
Le tableau ci-dessous montre l'évolution de l'usage du gaz en partant des années 1990 jusqu'aux futures technologies. (Source ACQUALYS)
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